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Introduction

 
Qu’appelle-t-on « théorie des intelligences multiples » ?

1) Une ou des intelligences ?

La théorie des intelligences multiples rompt avec la tradition, qui définit l’intelligence d’une manière opératoire, comme l’aptitude à répondre aux items des tests d’intelligence. On déduit des résultats aux tests l’existence d’une capacité sous-jacente, en s’appuyant sur des techniques statistiques comparant les réponses de sujets d’âges différents. La corrélation apparente des scores entre les différents tests et les différentes tranches d’âges corrobore l’idée que la faculté intellectuelle générale, le facteur g, ne se modifie
guère avec l’âge, l’apprentissage ou l’expérience. C’est un attribut ou un talent inné.

La théorie des intelligences multiples, quant à elle, diversifie cette conception traditionnelle. La théorie y implique la capacité à résoudre des problèmes ou à produire des biens ayant une valeur dans un contexte culturel ou collectif précis.

La compétence à résoudre des problèmes permet d’aborder une situation dans laquelle un but doit être atteint, et de déterminer le chemin approprié pour y parvenir. La création d’un bien culturel est essentielle pour des fonctions telles que l’acquisition et la transmission d’un savoir, à l’expression d’une idée ou d’un sentiment. Les problèmes à résoudre vont de l’invention de la fin d’une histoire à l’anticipation d’un mat aux échecs, en passant par le raccommodage d’un édredon. Les biens vont des théories scientifiques aux composantes musicales en passant par les campagnes politiques victorieuses.

La théorie des IM est construite à la lumière des origines biologiques de chaque compétence de résolution de problème.

2) Des intelligences… certes.

Howard Gardner a défini huit intelligences :

Celles-ci ont été mises en évidence et évaluées dans un projet appelé « Spectre ».
Ce projet prend toute sa dimension dès la maternelle car il s’agit de considérer l’approche par l’enfant d’une tâche en repérant ses styles cognitifs ou ses styles de travail, aussi bien que ses capacités intellectuelles.

Dans une classe « Spectre » les enfants sont immergés tous les jours dans un environnement de matériaux stimulants et attirants, sollicitant un large éventail d’intelligences… . Ainsi, par exemple, le coin du naturaliste réunit divers spécimens biologiques que les élèves peuvent examiner et comparer à d’autres matériaux.
Cet espace d’activité s’adresse aux capacités sensorielles aussi bien qu’au pouvoir d’analyse logique. Dans le « coin du conte » les enfants inventent des histoires imaginaires en utilisant des accessoires évocateurs et peuvent fabriquer leur propres bandes dessinées. Cet espace fait appel aux facultés langagières théâtrales et d’imagination. Dans un coin « construction » les élèves bâtissent la maquette de leur classe et manipulent des photographies en réduction de leurs camarades et de leurs instituteurs. Ce sont ici les intelligences spatiale, corporelle et personnelle qui sont en jeu. De nombreuses autres intelligences, et des combinaisons d’intelligences, interviennent dans les douze espaces et activités d’une classe « Spectre ».

Cette théorie permet l’ouverture vers d’autres stratégies d’enseignement, un moyen de répondre aux besoins particuliers des élèves et une excellente perspective de travail dans le cadre de la mise en place des P.P.R.E. (programme personnalisé de réussite éducative).

Outre le fait d’inscrire les RASED dans des approches pédagogiques innovantes, ces journées de formation devraient privilégier la mise en réseau des compétences inter-professionnelles du département.

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© Direction des services départementaux de l'éducation nationale du Val-de-Marne - publié en mai 2006 - mise à jour 03/03/2009

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