Activités culturelles, partenariats, concours

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Concours national de la Résistance et de la Déportation

L'édition 2013-2014 du CNRD

L'édition 2014 du Concours national de la Résistance et de la Déportation est lancée.
Ce concours est ouvert aux élèves des lycées et des classes de troisième des collèges issus des établissements publics et privés sous contrat.

Cette année, les élèves sont invités à réfléchir, individuellement ou collectivement, à la Résistance, selon la formulation suivante :
 


« La libération du territoire et le retour à la République »

La participation au Concours de la Résistance et de la déportation, est un travail historique qui a pour objectif de perpétrer chez les élèves la mémoire de la Résistance et de la déportation et d’en tirer des leçons civiques. Il permet aux élèves de rencontrer des témoins de l’Histoire, d’exercer leur esprit critique, de construire une réflexion personnelle aiguisée et efficiente.

La circulaire départementale datée du 10 octobre 2013 est arrivée dans les collèges et les lycées.
La date des épreuves du concours de la Résistance et de la déportation, de première et de quatrième catégories, est fixée au vendredi 21 mars 2014.

Les travaux devront parvenir à la direction des services de l’éducation nationale du Val-de-Marne pour le 28 mars 2014, au plus tard.

Le site Eduscol, le CRDP, le CDDP, le Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne, les Archives départementales, les CDI des établissements… sont autant de ressources à la disposition des élèves et de leurs professeurs désireux de s’investir dans ce travail de recherche et de réflexion.

Le portail national du CNRD

Portail national du CNRDUne nouveauté cette année : depuis le 27 mai 2013, à la demande du ministère de l’Éducation nationale, le CRDP de l’académie de Créteil en collaboration avec le CNDP, a ouvert un site internet à destination de la communauté éducative.
Ce portail national
propose de nombreuses ressources pour aider à la préparation du concours : documents divers proposés par les partenaires associés, témoignages, événements, expositions etc.

Rencontre des élèves avec les témoins et les historiens

Le 27 novembre 2013 à Créteil, les candidats ont pu échanger avec des acteurs de la période à l’occasion de rencontres organisées par le Musée de la Résistance nationale, en partenariat avec la DSDEN du Val-de-Marne, le CDDP du Val-de-Marne et le CRDP de l’académie de Créteil, avec le concours du Conseil général du Val-de-Marne et le soutien de la Préfecture du Val-de-Marne.
Les interventions et échanges ont été enregistrés par l'équipe audiovisuelle du CRDP de Créteil.

Ressources pour préparer le concours

« La libération du territoire et le retour à la République ».
Problématique et mise en perspectives

 

Parler de la libération du territoire et du retour à la République aujourd’hui, c’est rappeler que la lutte des résistants pendant quatre ans a été fondée sur la réalisation de ces objectifs. Le thème pour 2014 du Concours national de la Résistance et de la Déportation invite à étudier une période qui voit la France retrouver son statut d’Etat libre et indépendant et les Français leur aptitude à décider par eux-mêmes de leur destin.

 

La libération du territoire et le retour à la République ne peuvent cependant pas être abordés sans précautions : si le champ chronologique couvre les années 1944 et 1945, il est important d’avoir une vision plus large et d’envisager les événements au regard de ce qui les a précédés et de ce qu’ils susciteront par la suite ; si ces événements s’inscrivent dans l’espace national, il est essentiel d’en observer le déroulement au niveau local et d’en rechercher les éventuelles répercussions internationales. C’est sur la base de cette double exigence que peut être traité le thème du concours pour 2014.

L’étude des conditions de la préparation de la Libération est un préalable indispensable. Dès le début, la France libre comme la Résistance intérieure dans sa diversité ont pour but de chasser l’occupant (libérer la patrie) et rétablir le peuple dans la plénitude ses pouvoirs (libérer la nation).

 

Les projets militaire et politique ne sont pas conduits au même rythme selon les moyens disponibles et les enjeux pour les uns et les autres. La formation de la France combattante est une étape essentielle : l’union de la France libre et de la Résistance intérieure rend possible la mise en place d’un Etat et d’un gouvernement républicains et la reconstruction d’une armée nationale en mesure de participer au combat au sein des forces alliées. L’unification de la Résistance intérieure (Conseil national de la Résistance, Forces françaises de l’Intérieur) vient en appui de ce processus et le renforce. En 1944, les institutions provisoires de la République française peuvent se déclarer légitimes lors des négociations avec les Alliés. Des unités françaises peuvent être présentes aux côtés des unités alliées, beaucoup plus nombreuses, qui s’apprêtent à débarquer en France. L’attente de la libération est d’autant plus intense dans la population française que le contexte des premiers mois de 1944 est particulièrement pénible : la répression s’est intensifiée, la pénurie est de plus en plus sévère, les bombardements alliés sont dévastateurs.

 

Restituer précisément les étapes de la libération du territoire est impossible en quelques pages. L’événement est national, mais il se décline en une multitude d’événements locaux. Chaque situation est déterminée par le mouvement des armées alliées ou par l’importance des forces de la Résistance intérieure dans la région. Plutôt que de la Libération, il faut parler ici des libérations. En effet, le déclenchement et le déroulement des faits peuvent être très différents d’un endroit à l’autre, mais des points communs sont repérables : incertitude de l’attente, liesse lors de la rencontre entre les libérateurs et les libérés, interrogations sur l’après-libération. Les circonstances montrent que les Français ont participé à leur propre libération et qu’ils veulent contribuer à la victoire sur l’Allemagne nazie. La libération de la France a un retentissement international qui la replace parmi les grands pays libres. La plus grande partie du territoire français est libérée à la fin 1944, mais il ne faut pas oublier que certaines parcelles sont encore occupées jusqu’au printemps 1945.

 

Au fur et à mesure de la libération du territoire, les autorités de la France combattante assurent le retour à la République. Il s’agit de faire disparaître l’Etat français du régime de Vichy et de lui substituer l’Etat républicain de la France combattante. Les organes issus de la Résistance intérieure et des représentants de l’Etat républicain sont mis en place pour assurer la direction du pays durant la phase de transition. En effet, cette organisation des pouvoirs ne peut être que provisoire car le but de la libération du territoire, affirmé depuis le début, est de redonner la parole au peuple et sa capacité de décider lui-même de la manière dont la France doit être gouvernée. La décision se fait dans un nouveau contexte démocratique : les femmes votent en France pour la première fois. L’union de la France combattante et cette confiance dans le processus démocratique et républicain expliquent que la France ignore la guerre civile qui éclate ailleurs en Europe libérée. Cependant, la question coloniale n’est pas réglée. Les prémisses des conflits à venir sont déjà visibles en 1945.

 

Le processus de reconstruction démocratique durant l’année 1945 s’accélère après le retour des Français retenus en Allemagne jusqu’à sa capitulation le 8 mai. Une nouvelle constitution est approuvée. Une France nouvelle sort du conflit : des réformes importantes (politiques, économiques, sociales, culturelles) sont lancées dans un contexte difficile (régime de pénurie et reconstruction). Si la volonté est réelle en 1945, les ajustements des années d’après-guerre limitent la portée de certaines de ces réformes.

 

Face à de tels événements, il est naturel que la mémoire de la Libération ait été entretenue. Celle-ci est immédiate et multiforme. Partout, dans les petits villages comme dans les grandes villes, parfois dans des lieux isolés, on inscrit dans l’espace public la mémoire des journées de la Libération. Le plus souvent, on honore les libérateurs et ceux qui ont donné leur vie. Cette mémoire est durable, notamment au travers de cérémonies officielles et locales. La période de la Libération est devenue un des socles du « roman national républicain ». Très ancrée dans l’histoire et la mémoire locales, la Libération est sans cesse travaillée et réactivée depuis 70 ans.

 

Le thème retenu par le jury national du concours pour 2014 s’inscrit dans cette continuité. Participer au concours cette année, c’est contribuer à raconter l’histoire de la libération du territoire et du retour à la République, notamment au niveau local ; c’est rappeler également l’engagement d’hommes et de femmes, Français ou étrangers, pour le retour de la liberté ; c’est rappeler qu’un combat n’est juste que par ce qu’il permet de mettre en place lorsqu’il cesse ; c’est montrer que les principes et les valeurs qui soutiennent notre République sont issus notamment de ce moment fondateur où la liberté, l’égalité et la fraternité devaient être défendues les armes à la main. C’est vouloir enfin, à l’occasion de la commémoration du 70e anniversaire de la Libération, faire un acte de réflexion et de production historique et civique qui donne du sens aux engagements des peuples pour la liberté, hier, aujourd’hui et demain.


Eric Brossard et Guy Krivopissko
Introduction du dossier pédagogique du Musée de la Résistance nationale, à paraître.

Exposition « Toutes les couleurs de la liberté »

Affiche de l'expositionLa Résistance et la Libération vues par la bande dessinée et les publications pour la jeunesse - 1944-1949.
Exposition du 3 décembre 2013 au 2 janvier 2015 au Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne.

Au travers d’une centaine de planches, de scénario de bande dessinée, de films mais aussi d’objets et notamment des jouets, l’exposition « Toutes les couleurs de la Liberté » explore le monde visuel créé à la Libération à destination de la jeunesse.
Ateliers pour les scolaires à partir de 9 ans sur inscription.

 

Pour aller plus loin

La Fondation de la Résistance propose une brochure numérique pour préparer le concours.

Le Musée de la Résistance nationale (MRN), en partenariat avec le Centre régional de documentation pédagogique de l’académie de Créteil, propose aux élèves et aux enseignants préparant le CNRD un ensemble de productions (dossier pédagogique et ensemble documentaire téléchargeables, expositions temporaire et itinérante, rencontres, témoignages vidéos, etc.).

Le CRDP de l’académie de Créteil, maître d'œuvre du portail national, ne publie plus sur son propre site les documents pour accompagner les élèves et leurs enseignants engagés dans le concours. Progressivement les ressources des années antérieures seront versées au portail.

 

Contact à la DSDEN :

Véra Lévy-Gallo
CEPEC, Arts et Culture
01 45 17 62 55

Voir aussi

© Direction des services départementaux de l'éducation nationale du Val-de-Marne - mise à jour 26/11/2013

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