Activités culturelles, partenariats, concours

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Concours national de la Résistance et de la Déportation

L'édition 2013 du Concours national de la Résistance et de la Déportation est terminée.

Le jury départemental s'est réuni le 17 avril 2013 afin d'examiner les productions, individuelles et collectives, des élèves qui ont travaillé cette année sur le thème : « Communiquer pour résister » (1940-1945).

Il a eu le plaisir de primer les travaux suivants et d'envoyer au jury national les deux meilleurs d'entre eux. Les élèves recevront leurs prix lors d'une cérémonie solennelle organisée à l'Hôtel du département.

L'édition 2013 du CNRD

Cette année, les élèves étaient invités à réfléchir, individuellement ou collectivement, à la Résistance, selon la formulation suivante :
 


« Communiquer pour résister » (1940-1945)

Rappel des objectifs et des modalités

    (publié le 20 septembre 2012)

La participation au Concours de la Résistance et de la déportation, est un travail historique qui a pour objectif de perpétrer chez les élèves la mémoire de la Résistance et de la déportation et d’en tirer des leçons civiques. Il permet aux élèves de rencontrer des témoins de l’Histoire, d’exercer leur esprit critique, de construire une réflexion personnelle aiguisée et efficiente.

La circulaire départementale en date du 28 août 2012 est arrivée dans les collèges et les lycées.
La date des épreuves du concours de la Résistance et de la déportation, de première et de quatrième catégories, est fixée au vendredi 22 mars 2013.

Les travaux doivent parvenir à la direction des services de l’éducation nationale du Val-de-Marne pour le 29 mars 2013, au plus tard.

Le site Eduscol, le CRDP, le CDDP, le Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne, les Archives départementales, les CDI des établissements… sont autant de ressources à la disposition des élèves et de leurs professeurs désireux de s’investir dans ce travail de recherche et de réflexion.

Contact à la DSDEN :
Véra Lévy-Gallo
CEPEC, Arts et Culture
01 45 17 62 55

Ressources pour préparer le concours

Communiquer pour résister 1940-1945. Perspectives et enjeux.
 

Le thème retenu pour le concours national de la Résistance et de la Déportation 2013 peut être abordé de différentes manières. Les candidats peuvent privilégier les modes de communication ou bien insister sur les objectifs poursuivis, ou bien encore associer l’un et l’autre.

 

Dans tous les cas, il est important de rappeler le contexte afin de saisir l’enjeu que représentent la communication et les communications pour les résistants. L’occupant allemand dès son installation sur le territoire français met en place un ensemble de mesures visant à contrôler toutes les formes de communication (presse, radio, réunion publique, transports, etc.). A la volonté de maintenir l’ordre d’une armée d’occupation s’ajoute le rejet des libertés individuelles et collectives (d’opinion, d’expression, de réunion, d’association, de circulation, etc.) propre au régime totalitaire qu’est l’Allemagne nazie. L’occupant italien dans le sud de la France agit de même. Quant au régime de Vichy, son souci d’imposer sa Révolution nationale l’amène à prendre des décisions comparables, parfois en devançant l’occupant. Les autorités allemandes comme françaises ont également recours, souvent en collaboration, à une propagande intense qui vise à promouvoir un ordre nouveau et à dénoncer tous les ennemis, en particulier les « judéo-bolcheviques ». Au fur et à mesure, le message adressé à la population passe d’une apparente bienveillance à des menaces de plus en plus explicites.

 

Pour les premiers résistants, la priorité est donc de dénoncer ce qui est dit et écrit par la propagande officielle et tous les médias sous tutelle qui la relaient (voir le dossier produit pour le CNRD par le MRN en 1987). Il s’agit de faire savoir et de faire réagir. L’appel du général de Gaulle en est l’exemple le plus connu – et rend compte immédiatement de la place essentielle des radios libres face aux radios sous contrôle – mais on peut y ajouter les appels lancés au même moment en France (voir les documents produits pour le CNRD 2010). Les premiers journaux clandestins sont autant d’affirmation du refus, reflétés dans les titres que les individus ou les équipes qui les réalisent choisissent. Les tracts jouent un rôle équivalent. Tous ces écrits demandent la mise en place d’une logistique de plus en plus performante alors qu’en même temps la répression s’accentue (voir les documents produits pour le CNRD 2011). La Royal Air Force de son côté diffuse en France de nombreuses publications réalisées en Grande-Bretagne. Le refus se matérialise également par la dégradation des moyens de propagande de l’ennemi (notamment des affiches), par la multiplication des graffitis patriotiques, par les prises de paroles publiques, particulièrement dangereuses, par la participation à des manifestations annoncées à la radio de Londres et par les organisations de résistants présentes sur le terrain.
Partout, y compris dans les camps d’internement et les prisons, il s’agit de faire entendre une parole libre, qui dénonce les mensonges et veut dire la vérité pour convaincre et rallier la population à la Résistance.
A mesure que la lutte s’intensifie, communiquer acquiert une nouvelle dimension. Les résistants ont besoin de s’organiser pour agir plus efficacement. Il faut relier les individus et les groupes entre eux, assurer les liaisons entre l’intérieur sous la domination de l’ennemi et l’extérieur libre, mais difficilement accessible du fait de la surveillance permanente des frontières terrestres et des côtes. Des agents de liaison, très souvent des femmes, assurent la mission difficile de porter des messages ou des documents, d’accompagner les uns et les autres jusqu’au point de rendez-vous. Des opérateurs-radios, le plus souvent formés en Grande-Bretagne et parachutés en France, sont chargés d’assurer la liaison entre les résistants de l’Intérieur et les forces qui combattent à l’extérieur, françaises ou alliées. Dès que les conditions le permettent, des avions font la navette entre la Grande-Bretagne et la France pour déposer et reprendre hommes et documents, tandis que des parachutages alimentent en matériels les groupes de résistants qui ont la chance de les récupérer.

 

Dans les derniers mois de l’occupation, l’ensemble des moyens de communication est orienté vers un seul objectif : la libération de la France. Le Conseil national de la Résistance (CNR) et les organismes qui en dépendent renforcent l’unification, non sans discussions, ce qui suppose là encore de multiples liaisons entre les responsables des organisations de résistance. Jean Moulin et tant d’autres ont été arrêtés à l’occasion de ces rendez-vous devenus indispensables.
En 1944, la Résistance s’efforce de mobiliser la population tout entière à ses côtés alors que l’occupant allemand et l’Etat français intensifient encore leur propagande, mais avec un impact de plus en plus limité. Le débarquement en Normandie est le signal du lancement de l’insurrection. Les journaux et les tracts clandestins appellent à la mobilisation générale, dans beaucoup de cas avant même que les forces alliées ne soient encore en mesure d’apporter leur soutien.
La libération du territoire national s’accompagne d’une campagne en faveur du général de Gaulle et du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF). Libérée avec le concours des Alliés, la France doit pouvoir retrouver la plénitude son indépendance. C’est pourquoi, dès leur installation, les autorités issues de la Résistance et du GPRF font savoir à la population que la légitimité républicaine est rétablie. En outre, parmi les premières décisions prises figurent la restauration et le renforcement de la liberté de la presse, prélude au retour de la démocratie.

 

Le thème retenu pour cette année laisse donc une grande marge de manœuvre aux candidats. Il faut Au-delà du travail d’histoire, une réflexion civique devra être conduite. En effet, le thème retenu ne peut qu’entrer en résonnance avec des événements récents de par le monde qui ont montré l’importance acquise par les nouveaux moyens de communication dans la lutte contre des régimes d’oppression. Il permet aussi de souligner que son impact n’est pas seulement dû à la puissance des moyens utilisés mais aussi à la force des messages qu’ils véhiculent, dans un camp comme dans l’autre.
Travailler sur la question de la communication en France entre 1940 et 1945 doit inciter à la vigilance aujourd’hui, à la fois pour maintenir les libertés qui garantissent l’exercice des droits et pour améliorer les règles qui en organisent les usages.


(introduction du dossier pédagogique réalisé par le Musée de la Résistance nationale en partenariat avec le CRDP de l’académie de Créteil).

Pour aller plus loin

Rencontre élèves, témoins et historiens à Créteil

Le 28 novembre 2012 à Créteil, les candidats pourront échanger avec des acteurs de la période à l’occasion de rencontres organisées par le Musée de la Résistance nationale et le CRDP de l’académie de Créteil. Les interventions et échanges seront enregistrés par l'équipe audiovisuelle du CRDP de Créteil.

La Fondation de la Résistance a piloté la réalisation d’un dossier papier diffusé dans tous les établissements du second degré. Une version interactive est accessible à partir du site de la Fondation de la Résistance :

Le Musée de la Résistance nationale (MRN) a réalisé un dossier pédagogique diffusé dans tous les établissements secondaires de l’académie de Créteil, également téléchargeable sur le site du MRN (d’autres ressources sont également disponibles à cette adresse).

Le CRDP de l’académie de Créteil et le Musée de la Résistance nationale ont mis en ligne un ensemble documentaire, accessible à partir du site du CNDP.

L’année prochaine, le CRDP de Créteil et le Musée de la Résistance nationale seront associés pour l’animation d’un portail national consacré au CNRD sur le site du CNDP.

Voir aussi

© Direction des services départementaux de l'éducation nationale du Val-de-Marne - mise à jour 25/04/2013

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